Ce que mangent les coccinelles selon les saisons de l’année

Une coccinelle n’a jamais lu le calendrier. Pourtant, son menu change avec la précision d’une horloge naturelle. Derrière ses couleurs vives, ce petit coléoptère s’adapte, saison après saison, pour survivre et jouer son rôle de prédateur dans nos jardins.

Le régime alimentaire des coccinelles au printemps

Au sortir de l’hibernation, les coccinelles n’ont qu’une idée en tête : reconstituer leurs forces. Le printemps marque pour elles un retour à l’activité et à la chasse. Elles deviennent alors de véritables gloutonnes, bien décidées à rattraper les mois de repos forcé.

Les pucerons figurent parmi leurs mets favoris. Ces petites bêtes, que beaucoup de jardiniers redoutent, servent de festin aux coccinelles affamées. Une seule coccinelle peut engloutir plusieurs dizaines de pucerons en une journée, contribuant activement à préserver la vitalité des plantations.

Mais leur appétit ne s’arrête pas là. Les coccinelles savent varier leur régime selon l’offre du moment. Voici d’autres insectes qu’elles apprécient particulièrement :

  • les cochenilles
  • les acariens
  • les mouches blanches

Cette diversité leur permet de s’adapter aux variations de proies disponibles et d’assurer leur survie, même lorsque les pucerons se font plus rares.

Leur capacité d’adaptation est visible jusque dans leur cycle de reproduction. Quand les ressources abondent, les coccinelles pondent davantage d’œufs, perpétuant ainsi la lutte contre les nuisibles. Les larves, elles aussi, se montrent voraces et participent activement à la régulation des populations indésirables.

Encourager les coccinelles à s’installer dès le printemps, c’est miser sur une protection naturelle et efficace du jardin. Plus le choix de proies est large, plus la colonie prospère, renforçant l’équilibre écologique du potager et du verger.

Les mets préférés des coccinelles en été

L’été prolonge la période faste pour les coccinelles. Leur mission de prédatrices se poursuit, toujours centrée sur la lutte contre les ravageurs. Leurs habitudes alimentaires ne changent pas radicalement, mais certains détails évoluent avec la saison.

Pucerons : Les coccinelles poursuivent leur chasse aux pucerons, qui restent nombreux sur les jeunes pousses, les rosiers ou les légumes du potager. La profusion de ces proies leur assure une alimentation abondante.

Cochenilles et acariens : La chaleur estivale favorise l’apparition de nouveaux adversaires pour les plantes. Les cochenilles et les acariens s’invitent dans les serres et sur les feuillages. Les coccinelles, toujours opportunistes, ne manquent pas de les intégrer à leur menu.

Mouches blanches : Véritables fléaux des cultures sous abri, les mouches blanches sont également prisées par les coccinelles. Leur capacité à limiter ces envahisseurs apporte un sérieux coup de pouce aux jardiniers soucieux de préserver leurs récoltes.

La saison estivale coïncide aussi avec la période de reproduction. Les femelles pondent leurs œufs au cœur des colonies de proies, assurant ainsi aux larves une source de nourriture immédiate dès leur naissance. Cette stratégie garantit la continuité de la régulation biologique tout au long de l’été.

La plasticité de leur comportement alimentaire se révèle précieuse lorsque les populations de proies fluctuent. Plus la nourriture abonde, plus les coccinelles se reproduisent, et plus la pression sur les nuisibles s’intensifie.

Intégrer les coccinelles dans une démarche de gestion écologique, c’est opter pour une méthode de lutte naturelle et respectueuse de la biodiversité, tout en renforçant la santé du jardin.

Comment nourrir les coccinelles en automne

L’automne impose un rythme différent. Les températures chutent, les proies se font plus discrètes et les coccinelles adaptent leur alimentation. À ce moment, leur survie dépend de leur capacité à diversifier ce qu’elles trouvent et de quelques gestes attentifs du jardinier.

Pucerons : Même si leur nombre baisse, les pucerons restent recherchés. Maintenir quelques plantes attractives dans les massifs peut servir de réserve alimentaire.

Cochenilles : Les plantes d’intérieur deviennent un refuge pour ces insectes. Les coccinelles y trouvent alors de quoi se nourrir, à condition que les traitements chimiques soient limités.

Acariens et mouches blanches : Leur présence, bien que moins massive, continue d’offrir des opportunités de repas pour les coccinelles, notamment dans les serres ou sur les cultures tardives.

Pour maximiser leurs chances de se nourrir à l’automne, certains aménagements sont judicieux :

  • Planter des espèces qui attirent naturellement les pucerons, comme les capucines ou les cosmos
  • Réduire l’usage des insecticides, pour préserver les proies naturelles
  • Installer des abris, tels que des tas de feuilles ou des hôtels à insectes, afin de les protéger des premiers froids

En maintenant une mosaïque d’habitats et en évitant un nettoyage trop zélé du jardin, vous contribuez à offrir aux coccinelles des refuges et des ressources alimentaires jusqu’aux premiers gels. Leur présence continue garantit un équilibre naturel bénéfique pour la saison suivante.

coccinelles nature

Les besoins alimentaires des coccinelles en hiver

L’hiver, c’est la saison du repli. Les coccinelles entrent alors en diapause, ce mode de vie ralenti qui leur permet de traverser le froid sans danger. Leur métabolisme chute, elles arrêtent de se nourrir et se mettent en quête d’un abri discret.

La diapause, véritable mécanisme de survie, s’accompagne d’un changement radical : les coccinelles cessent toute activité alimentaire. Pour les aider à passer cette étape délicate, l’environnement doit leur offrir des refuges adaptés.

Les sites de refuge sont variés : tas de feuilles mortes, morceaux d’écorce, hôtels à insectes… Pour que la saison froide ne soit pas synonyme de risque, privilégiez des endroits surélevés, à l’abri de l’humidité et du vent.

Pratiques à adopter

  • Reporter le nettoyage des abris et zones de refuge jusqu’au retour des beaux jours afin de ne pas perturber les coccinelles endormies
  • Limiter l’usage des pesticides pour préserver leur santé lors de la sortie d’hibernation

La diapause démarre dès que les températures passent sous la barre des 10 °C. À ce stade, la priorité n’est plus la nourriture, mais la sécurité. Un jardin bien préparé devient alors leur meilleur allié.

Conditions Recommandations
Températures basses Proposez des refuges isolés et protégés.
Humidité Évitez les zones humides, privilégiez les espaces secs.

Mieux comprendre le rythme hivernal des coccinelles, c’est anticiper leur retour dès le printemps. Offrir un abri sûr en hiver, c’est s’assurer de voir réapparaître ces précieuses alliées, prêtes à repartir à la chasse aux pucerons à la première douceur.